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PROCÈS POUR INJURES ET OUTRAGE : ASSANE DIOUF ASSUME ET RISQUE CINQ ANS DE PRISON

Assane Diouf s’est présenté à la barre en boitillant. L’un de ses avocats, en l’occurrence, Me Ciré Clédor Ly, demande qu’on lui trouve une chaise parce qu’il peine à se tenir debout. « Il a été sauvagement battu et il a eu une double fracture », dénonce Me El Hadji Diouf, l’autre avocat de la défense.
Le président de la troisième chambre correctionnelle, Ahmet Diouf accède à la requête de la défense en trouvant une chaise au prévenu avant de lui notifier les faits qui lui sont reprochés. Lesquels ont pour noms : injures publiques par le biais d’un système informatique, invectives, trouble à l’ordre public, outrage à un ministère de culte, outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions.

Le prévenu s’inscrit en faux contre de telles accusations en niant avoir insulté Serigne Basse Abdou Khadr (porte-parole du Khalife général des mourides). « Je ne l’ai pas insulté. Je lui ai juste posé une question en lui demandant d’où il a pris tous les biens qu’il possède. Cette question a toute sa pertinence parce que, aujourd’hui, il est devenu milliardaire alors qu’il n’a pas de société encore moins de champs. J’ai fait dix-sept ans aux Etats Unis, je travaillais durement et je ne suis pas milliardaire. Alors, en tant que disciple mouride, je voulais juste qu’il me dise comment il a fait pour être milliardaire », a déclaré Assane Diouf.

Assane, Macky Sall et les vidéos

Il explique qu’il n’a jamais cherché à gagner de l’argent à travers ses vidéos. « Je les ai partagées dans un cadre privé. Ma page Facebook est privée et seuls mes amis pouvaient y avoir accès. Je parlais avec eux sur les difficultés auxquelles sont confrontées les Sénégalais. Je n’ai jamais posté mes vidéos sur YouTube et cette chaine ne m’a jamais payé un sou. Ce sont mes amis qui ont créé « « Dom Kharam Tv » et, ce sont eux qui partageaient mes vidéos », se justifie le prévenu.

S’agissant des policiers du commissariat de Guédiawaye, Assane Diouf reconnait les avoir traités de « policiers corrompus » parce que, affirme-t-il, il a des preuves qui l’attestent. « J’ai des vidéos dans lesquelles on voit les policiers du commissariat de Guédiawaye s’adonner à des actes de corruption. Elles sont bien gardées et je peux les diffuser », a-t-il fait savoir sur un ton menaçant.

Le président de la troisième Chambre correctionnelle, après avoir interrogé le prévenu sur le fond, a demandé la projection de séquences de vidéos dans lesquelles ce dernier proférait des injures à l’encontre de Serigne Basse Abdou Khadr et des policiers de Guédiawaye. Par rapport à la séquence qui concerne le porte-parole des mourides, il a relevé que la vidéo a été manipulée à deux reprises. S’agissant de l’élément sur les policiers, il assume tout

Devant le prétoire, Assane Diouf est également revenu sur son rapatriement au Sénégal. Selon lui, les Américains l’ont expulsé à cause d’un mensonge de l’Etat du Sénégal, l’accusant de terroriste. A l’en croire, les éléments de FBI ont même failli le tuer lors de son arrestation. « Ma femme a porté plainte contre certains agents. D’ailleurs, une enquête est ouverte aux Etats Unis. Cette affaire est loin d’être terminée », avise-il.

Assane Diouf souligne avoir fait 17 ans aux Etats Unis sans parler de la politique au Sénégal. S’il a brisé le silence, dit-il, c’est parce qu’il a été déçu par la versatilité de Macky Sall qui avait promis une gestion sobre et vertueuse. « J’ai commencé à dénoncer le régime quand Macky Sall a décidé faire un mandat de 7 ans en lieu et place du quinquennat qu’il nous avait promis ».
Faisant son réquisitoire, le maitre des poursuites a requis 5 ans de prison ferme contre Assane Diouf. Il estime que les propos du prévenu ont choqué l’opinion publique.

Femme mariée et maman de 2 enfants: « Pour sauver mon mariage, mon ex me demande de coucher avec lui »

Je me nomme XXX et je suis mariée depuis maintenant quatre ans.
Moi et mon mari sommes très heureux avec nos deux magnifiques garçons. Avec la maternité, j’ai dû arrêter avec le boulot pour me consacrer un peu à ma petite famille.
Mais c’était sans compter avec ce qui allait arriver à mon mari.

Quelques mois seulement après que j’ai démissionné pour me consacrer plus à nos deux garçons, l’entreprise où mon mari travaillait a fait faillite et a fermé. Ça fait maintenant un an. Depuis que mon mari est au chômage, nous n’avons presque plus rien pour vivre.

Nous avons désormais de sérieuses difficultés pour joindre les deux bouts chaque mois qui passe. Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que nous sommes menacés d’expulsion par notre bailleur.
Mon mari est à la recherche d’un emploi, mais jusqu’ici toutes les demandes sont sans suite.

Mon ex copain est actuellement directeur général au sein d’une entreprise de la place. Il m’a toujours proposé d’aller travailler dans son entreprise, mais j’ai toujours refusé parce qu’il dit être encore amoureux de moi et veut qu’on se remettent à coucher ensemble.
La dernière fois que je l’ai croisé, il m’a proposé d’être son assistante juridique avec un salaire de 700 mille francs cfa par mois.
Mais pour à une condition: je dois accepter de redevenir secrètement sa concubine, alors que je suis maintenant une femme mariée.
Je refuse de tromper mon mari, mais j’ai besoin de ce travail pour sauver mon foyer et ma famille !
Que dois – je faire ? Avez – vous déjà vécu une situation pareille? Comme avez-vous fait svp ? Aidez-moi…

LIBEREZ OUSSEYNOU DIOP

Un jeune étudiant en Mathématiques et sciences physiques de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), Ousseynou Diop, croupit depuis bientôt 4 ans à la prison du Cap Manuel pour un commentaire facebook .
Quel que soit son acte il a ses droits et doivent être respectés.

C’est bien connu les prisons sont remplies d’innocents alors que les criminels riches ont juste plus de chance de s’en sortir.
Les assassins les dealers obtiennent la liberté provisoire tandis que les sénégalais innoncents trainent dans la prisons.

La justice ne devrait pas s’embrasser d’états d’âmes, jugez les ou libérez ces innocents.

Courage frère !

Leuk dawour mbaye

Diazakaliser  : le nouveau verbe qui fait fureur sur les réseaux sociaux

Les internautes sénégalais sont vraiment très inspirés. Depuis le fiasco du concert de Mame Goor Diazaka au Cices, ils ont fait de ce concept un phénomène très viral sur les réseaux sociaux. Maintenant pour parler d’un concert raté le mot est désormais utilisé. Certains selon limametti qui a visité des pages Facebook, ont annoncé l’acceptation du mot dans google et bientôt dans la encyclopédie française. Voici ce qui se dit sur le web sur le mot Diazakaliser

Origine du mot:

étymologiquement le mot Diazakalisation est un mot franco-Arabo-sénégalais
Le mot vient du chanteur Mame Goor DIAZAKA Mboup, un chanteur qui énerve tt le temps les sénégalais et que, dernièrement , a fait un concert avec environ 10 spectateurs.

Son introduction :

C’est un neoligisme introduit en décembre 2018 dans le dictionnaire francais et wolof par l’academie des jeunes wolofs du net. prononciation phonétique
‘ja za kĕ lī sa ti ion

Verbe
Diazakaliser

Synonyme du mot
Boycotter, vidé, désert

La traduction Verbe Diazakaliser
L’anglais : to diazakalid
L’allemand : diazakalieren
L’Espagnol : Diazakalisar
Italien : dizakalare

Conjugaison du verbe présente
Je diazakalise
Nous Diazakalisons

Participe passé

Diazakalisè

Kara Mbodji: « Ce n’était pas évident, de rester cinq matches sans jouer et revenir pour disputer une rencontre face à l’une des cinq meilleures équipes »

Malgres son statut de remplaçant, «sans explications», lors des cinq précédents matches des Canaris, le défenseur central sénégalais prend les choses avec philosophie et « continue à travailler ». Par contre, ses non-convocations avec l’équipe du Sénégal commencent lui peser. Le joueur formé à Diambars n’est plus appelé depuis la Coupe du monde 2018 et la menace de sa non-participation à la prochaine CAN pointe. Kara Mbodji, vice-capitaine, rappelle son dévouement à sa sélection et laisse filtrer une certaine amertume avec sa situation actuelle avec les Lions

avez été titulaire pendant les trois premières victoires de Nantes après l’arrivée de Vahid Halilhodzic, après, on ne vous a plus revu sur le terrain jusqu’à aujourd’hui (samedi 23 décembre) et cinq matches plus tard. Que s’est-il passé ?

Honnêtement, je ne sais pas ce qui s’est passé. J’ai joué trois matches avec lui (Ndlr : coach Vahid), au quatrième, il m’a dit qu’il était satisfait de mes performances, mais que je n’allais pas débuter. Depuis, effectivement je n’ai pas joué jusqu’à ce match-là contre le PSG. Mais, je ne pose pas de questions, l’objectif que j’avais c’était de revenir à mon meilleur niveau après mes deux opérations du genou. Cela n’a pas été facile, mais, je pense que je suis sur la bonne voie.

Comment vous vous-êtes senti sur ce match contre le PSG ? Vous avez eu du mal à vous remettre dans le rythme ?

Non pas du tout même si ce n’était pas évident, de rester cinq matches sans jouer et revenir pour disputer une rencontre face à l’une des cinq meilleures équipes au monde en ce moment. J’ai déjà joué contre le PSG en Ligue des champions (avec Anderlecht), aujourd’hui Cavani, Mbappé, Neymar, qui n’est pas là, font partie des meilleurs attaquants au monde.

Comment jugez-vous votre première partie de saison avec Nantes que vous avez rejoint cet été ?

Bilan positif pour quelqu’un qui est resté six mois sans jouer. La première étape était de travailler pour revenir. C’est ce que j’ai fait. Je me suis senti bien ce soir (samedi). Physiquement bien et mon genou était top. On a perdu, c’est dommage pour nous, mais je pense qu’il y avait de la place pour faire quelque chose. Je suis content et satisfait de ma performance. Là, j’ai joué six matches (5 titularisations), après, il y a un coach qui fait ses choix, à moi de voir ce qui va se passer en seconde partie de saison, mais j’ai envie de jouer le plus souvent possible.

« J’AI TROP DE CHOSES DANS LE CŒUR… »

Qu’est ce qui se passe avec l’équipe du Sénégal ? Vous avez été appelé pour la Coupe du monde 2018 alors que vous reveniez de blessure et depuis vous ne faites plus partie des listes alors que vous avez repris la compétition…

Je ne sais pas…J’ai vu que cela fait pas mal de matches que je ne suis pas appelé… Je n’ai rien à dire sur ça. L’essentiel est que j’aime mon pays et j’ai tout donné à cette équipe nationale, j’ai toujours honoré le maillot national, je n’ai jamais déçu. Je pense que j’ai toujours donné satisfaction quand j’ai été aligné. Ce qui se passe, je ne sais pas, je ne comprends pas. Moi, je travaille, après on verra.

Vous avez eu une explication de la part du sélectionneur Aliou Cissé ?

Non !

Le Sénégal est qualifié pour la CAN 2019. Est-ce que ce serait une déception de ne pas y être après avoir disputé les CAN 2015 et 2017 ?

Non ! J’ai joué deux CAN et j’ai été parmi les meilleurs Sénégalais. Je suis prêt pour mon pays, si on ne m’appelle pas, il y a d’autres joueurs qui vont faire le travail. Je suis un compétiteur et j’ai envie de faire quelque chose pour mon pays, mais ce n’est pas moi qui décide…

…On sent une certaine amertume…

…L’essentiel est qu’en sélection, j’ai toujours tout donné. J’ai toujours mis les intérêts du Sénégal en avant. Il s’est passé des choses… J’ai trop de choses dans le cœur que je ne peux pas dire. Je ne vais pas rentrer dans les détails.

Sénégal: Cheveux naturels, chignon haut ou bas, petite tête… Ces tendances …..

Être en phase avec les fêtes surtout pour les femmes à quelques jours du 31 Décembre reste un véritable calvaire. Pour se faire une beauté, elles n’hésitent pas à mettre des greffages et faux ongles .

C’est la course contre la montre pour se faire une beauté rare pour les fêtes de fin d’année prévue lundi prochain. Ainsi, des jeunes filles aux femmes mariées en passant par les driankés, toutes s’adonnent à une concurrence de coiffure qui ne dit point son nom. Outre l’habillement, la coiffure occupe une place de choix chez la gent féminine. Une démarche qui n’est pas sans conséquences.

De véritables monstres les frères Pathé et Ngagne Niang. Pour avoir, le 17 octobre 2014, déshabillé, attaché le présumé voleur Samba Tall, puis brûlé son sexe avec du caoutchouc, avant de couper le lobe de son oreille et de le tabasser à mort, ils encourent respectivement 15 et 1 an de travaux forcés. Délibéré le 15 janvier 2019.

La victime Samba Tall est morte dans des circonstances des plus atroces. Torturé par ses bourreaux de la manière la plus barbare, il a fini par rendre l’âme à l’issue des supplices qui lui ont été infligés par les frères Samba et Pathé Niang.
Les faits ont eu lieu le 17 octobre 2014. Ce jour-là, les éléments de la commune de Malika ont reçu une information selon laquelle il y avait un individu ligoté et livré à la vindicte populaire devant une maison sise à «Ben Barack».
Un transport effectué sur le lieu a permis de constater que l’homme en question, ligoté devant la maison de la dame Seynabou Lo, avait rendu l’âme. L’enquête de voisinage a permis de savoir que cette victime du nom de Samba Tall aurait commis un vol au préjudice de Pathé Niang dans la nuit du 17 octobre 2014, en s’introduisant dans sa chambre par la fenêtre.
Maitrisé et interpellé par Pathé Niang, le grand-frère de ce dernier, Ngagne, voulait qu’on livre le présumé voleur, ivre, à la police. Cependant, Pathé avait dit niet et voulait sur le champ que Samba Tall lui révèle le nom de ses acolytes qui avaient emporté ses 300.000 F. C’est ainsi qu’il l’a dévêtu, attaché, battu à mort et brûlé avec du caoutchouc ses parties intimes, son anus, avant de couper le lobe de son oreille. N’ayant pu supporter ce châtiment, le voleur Samba Tall a rendu l’âme sous le poids de la torture.
Le corps présentait des blessures, au niveau de la tête et des parties intimes. Toutefois, des traces de sang et les chaussures de marque Sebago du défunt ont été retrouvées dans la chambre de Pathé. L’oncle de la victime, Thierno Ousmane Thiam, a soutenu face aux agents-enquêteurs que lorsqu’il a été informé, il est allé s’enquérir de la situation. Hélas, explique-t-il, il avait trouvé Pathé très excité, détenant un coupe-coupe et qui refusait de conduire la victime à la police quand il le lui a demandé.
Entendu pour sa part, Pathé Niang a expliqué avoir engagé une bagarre avec Samba Tall, après l’avoir pris en flagrant délit en train de le voler. Selon lui, la victime lui a donné un coup qu’il a esquivé. Ngagne a aussi nié les faits, précisant que son frère a été étranglé par le défunt. Par contre, la bailleresse de la maison, Seynabou Lo, a soutenu que Samba Tall avait été lynché par plusieurs personnes qu’elle ne saurait citer.

Ngagne Niang, le grand frère, se disculpe

Après avoir purgé 4 ans en détention préventive, les frères Niang ont comparu, hier, devant la chambre criminelle de Dakar, où ils ont réitéré leurs contestations. Le marchand ambulant Ngagne Niang de dire : «c’est moi qui avais demandé à Pathé de venir surveiller ma maison et ma femme, parce que ce n’était pas sûr de la laisser seule là-bas, vu que je partais en voyage. Après qu’il s’est installé ce soir-là, Seynabou Lo est venue m’avertir qu’il se battait avec un tiers, qui l’a étranglé. Lorsque je suis sorti, il s’agissait d’un voleur qui a été maîtrisé par Pathé. Ce dernier le tenait et je me suis rendu à la police de Yeumbeul pour les informer. Là-bas, les agents m’ont confié qu’ils n’avaient pas d’éléments. C’est à mon retour que j’ai trouvé qu’il était mort. Je ne sais pas oui ou non si Pathé faisait partie de ceux qui l’ont tabassé à mort», s’est dédouané cet accusé, poursuivi pour non-assistance à une personne en danger.


Pathé Niang, le principal accusé s’en lave les mains


Son frère, le cordonnier Pathé Niang, se disculpe à son tour. «Je n’ai rien fait de ce dont on m’accuse. Je n’ai jamais refusé qu’il soit conduit devant les agents. Je ne l’ai pas attaché, ni battu. Et je ne sais pas qu’il a été brûlé. De plus, je ne détenais point de coupe-coupe. On s’est battu dans la chambre avant d’atterrir sur la véranda. Je me suis allé chez le chef de quartier pour l’informer, avant de me rendre à la police, après l’avoir laissé avec la foule. Là les agents m’ont dit de le conduire, mais malheureusement, j’ai trouvé qu’il était décédé à mon retour», a attesté Pathé Niang.
Entendue à titre de simples renseignements, l’épouse de Ngagne Niang, Penda Sougou, qui avait déclaré à la police que le défunt était ligoté des pieds et des mains, a confirmé ces aveux à la barre, après une hésitation.
Par contre, la bailleresse Seynabou Lo, qui soutient avec insistance qu’elle ne saurait édifier le tribunal, avait fait des aveux circonstanciés à la police. Hélas, elle a fait volte-face devant la chambre. Mais le procureur Saliou Ngom l’a acculée: «est-ce que yow mère dooro sax ?». «Mane maa mag loolu» lui rétorque la vieille, sous les rires du public. Il persiste : «Mère yow fekké nga lepp. Xam nga lii xew», avant que la vieille lui déclare : «fekewuma dara».
Constitués partie civile, les parents du défunt, Djibril Tall et Adama Thiam Tall, n’ont pas réclamé de dommages et intérêts.
La mère de la victime a confié que rien ne lui rendra la vie de son fils. Nonobstant ces contestations, le ministère public a requis 1 an de prison ferme contre Ngagne Niang pour non-assistance à personne en danger. Et 10 ans ferme contre Pathé, après la disqualification du meurtre commis avec actes de barbarie en coups mortels. Les conseils de la défense ont à leur tour plaidé l’acquittement pur. Avant de solliciter l’acquittement au bénéfice du doute. Ils seront fixés sur leur sort le 15 janvier 2019. La victime Samba Tall est morte dans des circonstances des plus atroces. Torturé par ses bourreaux de la manière la plus barbare, il a fini par rendre l’âme à l’issue des supplices qui lui ont été infligés par les frères Samba et Pathé Niang.
Les faits ont eu lieu le 17 octobre 2014. Ce jour-là, les éléments de la commune de Malika ont reçu une information selon laquelle il y avait un individu ligoté et livré à la vindicte populaire devant une maison sise à «Ben Barack».
Un transport effectué sur le lieu a permis de constater que l’homme en question, ligoté devant la maison de la dame Seynabou Lo, avait rendu l’âme. L’enquête de voisinage a permis de savoir que cette victime du nom de Samba Tall aurait commis un vol au préjudice de Pathé Niang dans la nuit du 17 octobre 2014, en s’introduisant dans sa chambre par la fenêtre.
Maitrisé et interpellé par Pathé Niang, le grand-frère de ce dernier, Ngagne, voulait qu’on livre le présumé voleur, ivre, à la police. Cependant, Pathé avait dit niet et voulait sur le champ que Samba Tall lui révèle le nom de ses acolytes qui avaient emporté ses 300.000 F. C’est ainsi qu’il l’a dévêtu, attaché, battu à mort et brûlé avec du caoutchouc ses parties intimes, son anus, avant de couper le lobe de son oreille. N’ayant pu supporter ce châtiment, le voleur Samba Tall a rendu l’âme sous le poids de la torture.
Le corps présentait des blessures, au niveau de la tête et des parties intimes. Toutefois, des traces de sang et les chaussures de marque Sebago du défunt ont été retrouvées dans la chambre de Pathé. L’oncle de la victime, Thierno Ousmane Thiam, a soutenu face aux agents-enquêteurs que lorsqu’il a été informé, il est allé s’enquérir de la situation. Hélas, explique-t-il, il avait trouvé Pathé très excité, détenant un coupe-coupe et qui refusait de conduire la victime à la police quand il le lui a demandé.
Entendu pour sa part, Pathé Niang a expliqué avoir engagé une bagarre avec Samba Tall, après l’avoir pris en flagrant délit en train de le voler. Selon lui, la victime lui a donné un coup qu’il a esquivé. Ngagne a aussi nié les faits, précisant que son frère a été étranglé par le défunt. Par contre, la bailleresse de la maison, Seynabou Lo, a soutenu que Samba Tall avait été lynché par plusieurs personnes qu’elle ne saurait citer.

Ngagne Niang, le grand frère, se disculpe

Après avoir purgé 4 ans en détention préventive, les frères Niang ont comparu, hier, devant la chambre criminelle de Dakar, où ils ont réitéré leurs contestations. Le marchand ambulant Ngagne Niang de dire : «c’est moi qui avais demandé à Pathé de venir surveiller ma maison et ma femme, parce que ce n’était pas sûr de la laisser seule là-bas, vu que je partais en voyage. Après qu’il s’est installé ce soir-là, Seynabou Lo est venue m’avertir qu’il se battait avec un tiers, qui l’a étranglé. Lorsque je suis sorti, il s’agissait d’un voleur qui a été maîtrisé par Pathé. Ce dernier le tenait et je me suis rendu à la police de Yeumbeul pour les informer. Là-bas, les agents m’ont confié qu’ils n’avaient pas d’éléments. C’est à mon retour que j’ai trouvé qu’il était mort. Je ne sais pas oui ou non si Pathé faisait partie de ceux qui l’ont tabassé à mort», s’est dédouané cet accusé, poursuivi pour non-assistance à une personne en danger.


Pathé Niang, le principal accusé s’en lave les mains


Son frère, le cordonnier Pathé Niang, se disculpe à son tour. «Je n’ai rien fait de ce dont on m’accuse. Je n’ai jamais refusé qu’il soit conduit devant les agents. Je ne l’ai pas attaché, ni battu. Et je ne sais pas qu’il a été brûlé. De plus, je ne détenais point de coupe-coupe. On s’est battu dans la chambre avant d’atterrir sur la véranda. Je me suis allé chez le chef de quartier pour l’informer, avant de me rendre à la police, après l’avoir laissé avec la foule. Là les agents m’ont dit de le conduire, mais malheureusement, j’ai trouvé qu’il était décédé à mon retour», a attesté Pathé Niang.
Entendue à titre de simples renseignements, l’épouse de Ngagne Niang, Penda Sougou, qui avait déclaré à la police que le défunt était ligoté des pieds et des mains, a confirmé ces aveux à la barre, après une hésitation.
Par contre, la bailleresse Seynabou Lo, qui soutient avec insistance qu’elle ne saurait édifier le tribunal, avait fait des aveux circonstanciés à la police. Hélas, elle a fait volte-face devant la chambre. Mais le procureur Saliou Ngom l’a acculée: «est-ce que yow mère dooro sax ?». «Mane maa mag loolu» lui rétorque la vieille, sous les rires du public. Il persiste : «Mère yow fekké nga lepp. Xam nga lii xew», avant que la vieille lui déclare : «fekewuma dara».
Constitués partie civile, les parents du défunt, Djibril Tall et Adama Thiam Tall, n’ont pas réclamé de dommages et intérêts.
La mère de la victime a confié que rien ne lui rendra la vie de son fils. Nonobstant ces contestations, le ministère public a requis 1 an de prison ferme contre Ngagne Niang pour non-assistance à personne en danger. Et 10 ans ferme contre Pathé, après la disqualification du meurtre commis avec actes de barbarie en coups mortels. Les conseils de la défense ont à leur tour plaidé l’acquittement pur. Avant de solliciter l’acquittement au bénéfice du doute. Ils seront fixés sur leur sort le 15 janvier 2019.

Affaire Karim Wade: L’État a déposé ses conclusions à la Cedeao


La Cour de justice de la Cedeao ne devrait pas tarder à statuer sur l’affaire opposant Karim Wade à l’État du Sénégal qui a déposé, le mercredi 19 décembre, ses conclusions auprès d’elle dans le cadre de la procédure intentée par l’ancien ministre d’État. C’est ce que nous apprend

Libération dans son édition de ce vendredi.

Pour rappel, les avocats du candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) au scrutin du 24 février prochain avaient déposé, le 6 novembre dernier, deux requêtes devant la Cour de justice de la Cedeao. Et ce fut pour demander à la juridiction communautaire de « constater la violation par l’État du Sénégal du droit de M. Karim Wade de participer librement aux affaires de son pays, de dire que le droit de vote, le droit d’être électeur et éligible du requérant pour l’élection présidentielle de 24 février 2019 ont été violés.

Mais aussi, d’ordonner à l’État du Sénégal de rétablir immédiatement le nom du requérant sur les listes électorales en vue de l’élection présidentielle de 2019 et de lui délivrer une carte électeur« .
La Cour de justice de la Cedeao ne devrait pas tarder à statuer sur l’affaire opposant Karim Wade à l’État du Sénégal qui a déposé, le mercredi 19 décembre, ses conclusions auprès d’elle dans le cadre de la procédure intentée par l’ancien ministre d’État. C’est ce que nous apprend

Libération dans son édition de ce vendredi.
Pour rappel, les avocats du candidat du Parti démocratique sénégalais (PDS) au scrutin du 24 février prochain avaient déposé, le 6 novembre dernier, deux requêtes devant la Cour de justice de la Cedeao. Et ce fut pour demander à la juridiction communautaire de « constater la violation par l’État du Sénégal du droit de M. Karim Wade de participer librement aux affaires de son pays, de dire que le droit de vote, le droit d’être électeur et éligible du requérant pour l’élection présidentielle de 24 février 2019 ont été violés.

Mais aussi, d’ordonner à l’État du Sénégal de rétablir immédiatement le nom du requérant sur les listes électorales en vue de l’élection présidentielle de 2019 et de lui délivrer une carte électeur« .