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Les travailleurs de PCCI bientôt 11 mois sans salaire

Les travailleurs de la société de services spécialisée dans le secteur des NTIC, Premium Contact International Center (Pcci), sont dans une angoisse indescriptible du au retard accusé dans le paiement de leurs salaires. Selon Les Echos, les travailleurs concernés feront bientôt 11 mois sans salaire.

En plus de ne pas être payés, ils doivent subir le diktat de la direction général, hostile à toute forme de revendications ou contestations, sanctionnées par des menaces ou de renvois. Certains qui ne peuvent plus payer de transport ont saisi l’Inspection du travail. Mais la première rencontre n’a encore rien donné.

« Ils nous ont mis dans le pétrin et nous ont réduits à zéro. Nous sommes à notre 11e mois sans salaire. Pendant toute l’année 2018, nous n’avons pas perçu de salaire. Mais on nous disait toujours: patientez, on a des investisseurs qui doivent arriver, on va vous payer » explique un travailleur de la boîte.

Il a rappelé que les responsables du centre d’appel ne tolèrent aucune contestation ou protestation. « Il n’y a de syndicat. On s’est levé pour lutter contre cette situation. Mais si tu parles, on te renvoie », se plaint-il.

Après avoir saisi, l’Inspection du travail pour faire part de leur situation, la première rencontre n’a rien donné explique cet auditeur de PCCI qui a cessé d’aller au travail, car ne pouvant plus assurer son transport au quotidien.

 

CAN 2019: Qualification historique pour la Mauritanie

C’est une nuit de fête qui s’annonce en Mauritanie. L’un de ses héros sera Ismaël Diakité. En marquant le but de la victoire à la 84eme minute de la rencontre, dimanche face au Botswana (2-1), l’attaquant de l’Union Sportive de Tataouine a permis aux Mourabitounes de se qualifier pour la première CAN de leur histoire.

Surpris dès l’entame par Keeagile Kobe (3eme), les hommes de Corentin Martins ont égalisé par El Hacen El Id (19eme), avant de s’imposer en fin de rencontre. Avec quatre victoires en cinq matchs, la Mauritanie n’a pas volé cette première participation à une phase finale.

El Hadji Diouf (ancien international sénégalais) : » Je suis le Zidane de mon époque, le Maradona du Sénégal «

En réplique aux propos du sélectionneur national Aliou Cissé, qui réagissait au lendemain de sa dernière sortie virulente, l’ancien international sénégalais et grande star sénégalaise du ballon rond, El Hadji Diouf y est allé plus fort cette fois-ci, en se comparant aux légendes mondiales du football.

» La porte de la tanière est ouverte à tous mes anciens coéquipiers de 2002. El Hadji Diouf y compris « , c’est par ces mots qu’Aliou Cissé avait répondu à la sortie de la star sénégalaise de la génération 2002, El hadji Diouf. Dans un entretien avec Emedia, l’ancien « numéro 11 »  des Lions a affirmé qu’il mériterait un appel bien plus poli, surtout après ses prouesses en tant que footballeur.

» Ce n’est même pas comme ça qu’on fait appel aux gens. Surtout si c’est quelqu’un comme El Hadji Diouf. Je suis le Zidane de mon époque, le Maradona du Sénégal. Qu’on le veuille ou non « , assure le double Ballon d’or africain.

A la découverte de Sokhna Aida Sy Bint Dabakh, épouse du khalife des tidianes

Seule femme déléguée de quartier dans la ville sainte, Sokhna Aïda Sy est l’unique épouse de Serigne Mbaye Sy Mansour, fils unique de Serigne Mansour Sy «Balkhawmi».

C’est une vue de loin. Mais l’image est marquante. Elle a une finesse qui captive et une élégance accrocheuse. Assise sur une des chaises de la cuisine des appartements privés de Serigne Mbaye Sy Mansour, khalife général des Tidianes, Sokhna Aida Sy, simple dans ses habits blancs, montre toute sa grâce. Sourire étincelant aux éclats d’étoiles, elle dévoile une belle rangée de dents blanches, identiques à celles que l’on voit dans les publicités de dentifrice. Quant à ses grands yeux, en forme d’amande, elle les oriente vers la cuisson qu’elle surveille comme du lait sur le feu. C’est le déjeuner de son époux.

Femme conservatrice, elle prépare elle-même les repas du khalife général des Tidianes. Retrouvée chez elle, à l’étage, dans la matinée du mercredi 14 novembre 2018, elle est à fond dans ses activités. Entourée de femmes qui épluchent oignons, pommes de terre et autres légumes, la fille de Sokhna Fatou Bâ et de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh supervise, soigneusement, leur travail. Malgré son manque de temps, la bonne dame a accepté de dévoiler une petite facette d’elle. Mais la native de St-Louis fait preuve de réserve. Elle refuse de donner sa date de naissance.

De sa vie à St-Louis, elle ne se souvient de rien. «J’ai vécu dans cette ville quand j’étais petite. Je n’ai pas de grands souvenirs de cette époque car j’étais trop jeune », confie-t-elle. Après dix(10) ans passés dans la belle ville de St-Louis, sa vie prend un autre tournant suite au rappel à Dieu de son grand-père, Serigne Babacar Sy. C’était en 1957. En compagnie de sa mère, elle débarque à Tivaoune.

Exégète, formée par l’illustre Mame Abdou

Si les enfants de Mame Abdou ont fait les bancs, tel n’est pas le cas de Sokhna Aïda Sy. L’école française, elle n’y a pas fait une seconde. Elle a été formée et encadrée par son propre père. Toutefois, son grand-père, Abdoulaye Bâ, avait voulu l’inscrire à l’école française. «Quand mon père a été informé, il m’a fait venir à Tivaouane. Je devais avoir 10 ans. C’est ainsi que ce projet de m’inscrire à l’école coranique a échoué», dit-elle. Un choix de son père qui ne lui déplait guère car elle a été solidement abreuvée au modèle du Prophète (Psl) et à ses enseignements. Avec ses jeunes frères, Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh lui apprend le Coran. Il était, dit-elle, exigeant avec ses enfants.

Racontant l’éducation inculquée par son père, elle confie combien ce dernier tenait à ce ses enfants maîtrisent le livre Saint. Et : «Quand il voyageait à l’intérieur du pays, dans ses lieux de retraites spirituelles, il ne manquait jamais de les amener avec lui. C’est ainsi que Sokhna Aïda Sy, toute jeune, découvre Ngabou Thilé, Walo, Diacksao etc… Mame Abdou m’amenait partout avec lui. C’est seulement quand il se rendait à Dakar qu’il me laissait au daara où je poursuivais mon encadrement». Oui, Sokhna Aïda est le symbole de la spiritualité incarnée. Chaste et pure, la belle dame au teint à la noirceur d’ébène, n’a pas connu une enfance trouble. Sa vie se résumait à la maison et au daara de son père. A peine sortie de l’enfance, elle sera donnée en mariage à son cousin Serigne Mbaye Sy Mansour. Elle ne se souvient même pas de l’année où elle a épousé le khalife général des Tidianes. Par contre, elle sait qu’elle avait, juste, 14 ans. Age de l’adolescence…

Une épouse, dévouée au khalife

Sokhna Aïda Sy voue un respect et un attachement absolu à son époux. Modelée aux valeurs de l’Islam, elle veut incarner le modèle de la femme adossée aux enseignements du Coran. C’est une femme soumise. Quand elle parle de son époux, ses yeux étincellent de bonheur. Elle le peint comme un homme simple, affable et d’une grande générosité. «Il fait beaucoup d’œuvre de charité. C’est un guide religieux qui se soucie beaucoup de l’éducation de ses enfants» dit-elle. Son mari, dit-elle, la soutient dans toutes ses entreprises sociales et économiques. «A chaque fois qu’il me rend un service, il me dit que c’est l’Adiya de ton grand-père El Hadji Malick Sy. Il adule Seydi El hadji Malick Sy qui est notre trait d’union. Nous avons le même grand-père. Le khalife est un homme effacé », confie-t-elle.

Elle note que du vivant de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, son époux a toujours voulu rester dans l’ombre voulant vivre dans l’anonymat. Mame Abdou était obligé de le forcer à le représenter dans certaines cérémonies. Une grande complicité la liant à son mari, elle décrit le khalife comme «un homme simple et courtois sans trop de problèmes. Selon elle : «Il mange tout ce qu’on lui sert. Quand on lui présente un plat avec trop de sel ou de piment, il n’en fait jamais la remarque. Il mange tranquillement comme si de rien n’était. Il n’aime pas faire des observations sur les repas qu’on lui présente. Sachant combien c’est difficile de supporter la chaleur de la cuisine, il se ne veux pas vexer.» Et d’ajouter, la voix pliene d’affection : «Quand je lui demande ce que tu veux manger, il me répond qu’il n’a pas de préférence ni de choix », renseigne-t-elle.

Femme généreuse et sociale

Les qualités qu’elle trouve à son mari, Sokhna Aïda Sy semble les avoir. C’est, apprend-on, une femme généreuse. Astou Mbacké, fille de feu Serigne Mourtada Mbacké témoigne : «Sokhna Astou est une femme sociale. C’est pourquoi, je ne manque jamais de venir à Tivaouane pour assister au Takusanu Seydina Mouhamed (Psl) qu’elle organise avant la célébration de la nuit de la naissance du Prophète (Psl) ». Sokhna Aïda Sy est aussi la bienfaitrice des malades de l’hôpital départemental Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh. Tous les jours, elle prépare des repas qu’il y envoie pour nourrir les malades et leurs accompagnants qui viennent souvent des villages environnants.

Elle a commencé ses œuvres de charité en 1998, un après le rappel à Dieu de son père Mame Abdou. Son époux l’accompagne dans la prise en charge alimentaire des malades.» Sokhna Aida de dire : «Je n’ai jamais demandé de soutien pour cette action. Dieu seul m’assiste dans cette tâche. Je travaille pour gagner ma vie. Je ne croise pas les doigts en attendant qu’on me donne des adiyas. Je dépense mes économies pour nourrir les nécessiteux», confie-t-elle. Malgré son statut d’épouse du khalife général des Tidianes, elle ne croise pas les doigts pour attendre les étrennes des disciples Tidianes. Couturière, elle fait aussi de la teinture. Elle achète des bœufs qu’elle engraisse pour les revendre sur le marché avec des bénéfices raisonnables. Elle s’active aussi dans l’aviculture. Elle fait un peu de tout pour avoir des sources de revenus conséquents. Pour elle : «Quand on a un souffle de vie, il faut toujours se battre.

Les coffres de Dieu sont inépuisables. Dieu ne descendra pas sur terre pour nous offrir les bienfaits de ce monde sur un plateau d’argent. L’intelligence est la chose la mieux partagée au monde. Il faut l’utiliser pour trouver des ressources afin de vivre. Aide-toi, le ciel t’aidera. L’homme doit travailler pour vivre à la sueur de son front ».

Le khalife l’encourage même à avoir une activité génératrice de source de revenus. Et quand elle reste un moment sans rien faire parce qu’il lui arrive de prendre des congés, il lui demande toujours pourquoi elle a cessé ses activités. Si elle lui dit que son stock de marchandises est épuisé, il n’hésite pas à la dépanner. C’est elle qui le dit. Avec l’avènement de son époux à la tête du khalifat, elle n’a rien changé de son mode de vie. Rien d’anormal vu que auparavant, elle a vécu dans l’univers du khalifat pendant les 40 ans de règne de son père.

Une épouse complice du khalife

Sokhna Astou et Serigne Mbaye Sy Mansour constituent les deux lames d’une paire de ciseaux. Ils sont d’une complicité débordante. Son époux plein d’humour aime à dire : «Si je faisais de la politique, je militerais dans ce parti qui a comme slogan Allahou wakhidoune». Une manière pour lui de dire qu’il a une seule épouse. Elle dit que son époux est à la fois son grand-frère, son oncle, son ami et son confident. Il lui donne les meilleurs conseils et les meilleures orientations. Elle regrette le manque de retenue de certaines femmes qui ne s’inspirent pas des modèles que l’Islam leur offre.

Elle conseille aux jeunes filles d’être pudiques et à se couvrir le corps. Elle trouve que les tenues vestimentaires extravagantes sont d’une autre culture. «Le corps de la femme est un trésor. Elle doit s’habiller de manière décente. Elle doit donner du respect aux personnes plus âgées », note-t-elle. Elle leur conseille de s’adonner à la prière qui nous renvoie à l’existence d’un Dieu Omniprésent. Quand la femme ne maîtrise pas le Coran, elle lui suggère de faire l’effort d’apprendre un verset pour pouvoir s’acquitter de ses obligations. «Je les exhorte à la discipline et à la retenue. A celles qui sont mariées, je leur conseille de se suffire des sources de revenus de leurs époux aussi insignifiants soient-ils.

C’est Dieu qui rétribue les bonnes actions. Une femme ne doit rien vouloir que le bonheur de son époux. Quand il vous donne 2000F CFA, il ne faut pas cracher dessus. Si vous avez votre 1000F CFA, ajoutez-le à la dépense. C’est Dieu qui vous récompensera plus tard », argue-t-elle. A toutes ses activités s’ajoutent celle de déléguée de quartier. Unique femme à ce poste dans la commune de Tivaouane, elle administre le nouveau quartier Keur Cheikh Ahmed Tidiane Chérif depuis plus d’une dizaine d’années.

Abdou Aziz Thiam : « J’ai très mal vécu mon départ de l’AS Monaco »

Formé au club, Abdou Aziz Thiam était programmé pour devenir une pépite qu’on allait s’arracher et céder au prix fort. Mais rien ne s’est passé comme prévu pour le natif de Mantes-la-Jolie. Entre déceptions et désillusions, le milieu de terrain âgé de 21 ans à présent nous raconte son parcours. Désormais à Pacy-sur-Eure, il espère aujourd’hui rattraper le temps perdu et percer au plus niveau s’il en a l’opportunité.
Abdou Aziz Thiam n’avait pas le temps. Passé par Mantes-la-Jolie, il a intégré l’INF Clairefontaine à 12 ans. Membre de génération 97, il a fait ses classes aux côtés d’Allan Saint-Maximin, Amine Harit ou encore Florian Ayé. Un parcours sans fautes qui l’a mené ensuite à l’AS Monaco, où il avait déjà signé un contrat ANS à 11 ans. « À mes 15 ans, j’ai rejoint le centre de formation de Monaco. J’ai commencé avec un contrat aspirant, puis deux ans après, j’ai signé mon premier contrat pro d’une durée de trois ans », nous raconte-t-il. Des débuts canon pour ce talent précoce, qui a toujours eu un temps d’avance. « En 2014, j’ai intégré le groupe professionnel. C’était un rêve qui devenait réalité. Derrière moi, j’avais Luis Campos, qui était le directeur sportif à l’époque, et Leonardo Jardim, qui venait d’arriver. Certains étaient opposés à mon intégration dans le groupe pro. Après quelques séances et aux vues des prestations fournies, les opposants n’avaient pas d’autres choix que de se rendre à l’évidence. Ça a commencé à la reprise estivale. Le coach m’a dit : « Je pense que cette année on va te faire jouer plusieurs matches ». C’est là que ma petite épopée chez les pros a commencé. J’ai fait mes premières apparitions dans le groupe en Ligue 1 et en Ligue des Champions ».
Les pensionnaires du stade Louis II avaient aussi une petite idée derrière la tête. « On m’a demandé d’être performant pour être revendu très cher, rapporter une grosse plus-value. C’était le plan du club me concernant. C’était « Thiam on le sort et on le vend très cher » ». Mais ce plan ne s’est pas déroulé comme prévu pour Thiam comme pour Monaco. « Au final, c’est tout l’inverse qui s’est passé. J’ai vu beaucoup trop de choses trop rapidement. J’étais jeune, j’avais 17 ans, j’avais fait ma première apparition dans le groupe pro à Paris. Quand le coach m’a dit que je devais rentrer à dix minutes de la fin, avec la physionomie du match c’était mort, je ne pouvais pas. Il y a eu ensuite plusieurs matches où, pendant la semaine, le coach me promettait de me faire jouer et quand le week-end arrivait ce n’était pas le cas. Je pouvais me retrouver en tribunes, en CFA. Il y avait un monde entre ce qu’on me disait et ce qu’il se passait. Je ne me sentais pas trahi car Jardim me parlait beaucoup. Luis Campos aussi. Le club me faisait confiance (…) Au début, j’acceptais tout ça. Mais je voulais jouer car je me sentais prêt. Et j’ai fini par craquer ».
Thiam assume ses erreurs
Il raconte : « Mon comportement a commencé à se détériorer un peu. J’ai commencé à sortir, j’arrivais en retard alors que j’étais le plus jeune du groupe. Donc ça ne plaisait pas trop. Je faisais un peu comme je voulais. En fait, j’ai tout fait à l’envers. J’aurais dû être patient ». Avec le recul, Thiam assume complètement ses erreurs. « Sur ce coup-là, je pense vraiment que c’est moi qui n’a pas su être patient. J’ai voulu tout trop vite car il est vrai qu’on m’a montré les choses, on m’a dit les choses un peu trop rapidement. J’ai tout fait dans le désordre ». Mais il n’est pas le seul à être responsable. La gestion de l’ASM, qui n’aurait probablement pas dû l’exposer aussi vite, n’a pas été parfaite. « Je pense qu’il y a eu aussi cette erreur. Monaco le sait. Quand j’ai résilié avec eux, ils savaient qu’ils avaient perdu quelque chose. Ils n’étaient pas d’accord du tout. C’est un peu aussi de leur faute ». À l’époque, il a aussi fallu pour lui gérer la pression à Monaco mais aussi le fait d’être très observé. Car le talentueux milieu de terrain ne manquait pas de prétendants. Arsenal, Manchester City, Stoke City, le Fiorentina et l’AC Milan étaient très intéressés.
Une situation qu’il avait très bien à gérer à l’époque. « Au début, ce n’était pas difficile. Il y avait cette euphorie. Ça avait déjà commencé avec les matches de Youth League où je me montrais, où plusieurs clubs commençaient à s’intéresser à moi. Je me sentais prêt à jouer avec les pros, je n’avais pas mesuré le truc que c’était. C’était de l’insouciance ». Mais aucun club n’a sauté sur l’occasion quand le joueur a résilié son contrat avec Monaco. Un divorce éprouvant à l’écouter. « J’ai résilié mon contrat à Monaco en septembre 2016. Le mercato suivant, j’ai rejoint Pérouse en Italie. J’avais tout signé, tout mis en place, ramené mes affaires. Au final, j’ai décidé de partir parce que je crois qu’il y avait encore trop Monaco dans ma tête. C’était trop un changement de dimension. Du coup, je n’assumais pas encore de partir de l’ASM et d’aller en Serie B alors que c’était un bon projet. À 19 ans, on m’offrait la possibilité de jouer en deuxième division italienne. Mais je n’avais pas mesuré ça à l’époque et j’ai décidé de partir. J’ai très mal vécu mon départ de l’AS Monaco. C’est le club qui m’a formé. Mon départ m’a un peu fait mal, même si c’est moi qui ai pris la décision ».
Repartir de l’avant et retrouver l’élite au plus vite
Une décision que le joueur beaucoup plus mature aujourd’hui regrette un peu.« Aujourd’hui, vu l’équipe, je me dis que j’aurais dû attendre, j’aurais dû être patient ». Déçu, touché, il a fait le choix de ne plus jouer au foot pendant deux ans alors que plusieurs clubs étaient prêts à lui tendre la main (Strasbourg, un club belge, Oldham, Anzhi). « Après Pérouse, j’ai arrêté le foot. J’ai fait un burn-out. Il me fallait un peu de temps, j’ai laissé couler et j’ai attendu.. J’étais rentré chez moi et je me suis dit que j’allais mettre le foot de côté. Puis, quand je suis devenu père, j’ai eu un déclic. Comme je ne sais faire que jouer au foot, je m’y suis remis. Je voulais revenir, reprendre ce qui m’appartenait. J’ai fait un gros effort pour reprendre en amateurs. J’ai signé en CFA 2 à Pacy-sur-Eure. J’ai commencé à jouer des matches il y a un mois et demi. En 3 matches de championnat, j’ai marqué deux buts. Je retrouve des sensations et surtout du plaisir. À Monaco, j’avais perdu le plaisir de jouer sur la fin. Je le retrouve aujourd’hui en repartant de plus bas. Je reviens à l’essentiel. Le foot m’a manqué. Je me dis que j’ai perdu du temps en laissant passer ces deux années … »
Et il compte bien rattraper le temps perdu à présent lui qui a pu compter sur sa famille, son épouse et quelques amis dont Enock Kwateng durant ses moments difficiles. « J’ai décidé de faire ça pour voir ce que je valais et essayer de revenir dans l’élite le plus vite possible. Mon objectif est de partir le plus vite possible et de revenir dans l’élite ! ». Véritable plaque tournante, celui qui dit de lui qu’il « aime faire jouer et gagner son équipe » ne veut plus reproduire les mêmes erreurs et veut avoir une nouvelle chance, ce qui n’est pas toujours facile en France. Lors de la signature de son contrat pro, il avait déclaré : « C’est une grande fierté de signer pro avec l’AS Monaco, mon club formateur. C’est une nouvelle étape et j’espère que ce n’est que le début, a déclaré Thiam. J’aime quand tout va plus vite. J’ai envie de réussir. » Quatre ans plus tard, le natif de Mantes-la-Jolie est devenu un autre joueur et un autre homme. Une personne qui vit sa passion au jour le jour. « Entre ce contrat et aujourd’hui, il y a quatre années qui sont passées. J’ai plus de maturité. Je pense que c’est mieux d’y aller étape par étape. Les erreurs, si je les refais, c’est que je n’ai vraiment rien compris. Si je m’en sers, je pense que ça va marcher si je suis un peu patient ». À 21 ans, Abdou Aziz Thiam a encore le temps de vivre son rêve